• Coup de Cœur

    Note : Ceci n'est qu'une petite tranche de vie écrite en 2016 : j'avais déjà présenté Morgan au commencement de Be Nasty.

     

     

    Coup de Cœur

     

    Je suis tombé sous son charme dès le premier regard. Quand je l'aperçu il me fixait de ses grands yeux verts insipides, ses sourcils arqués comme pour marquer une expression d'infinie surprise. Son visage, plutôt rond dont le menton formait un doux triangle s'alliait à merveille avec son nez fin et sa bouche délicate teintée d'un pourpre pastel, légèrement entrouverte. Quant à ses cheveux, ils étaient autant fournis que ceux d'une fille mais coupés courts et ébouriffés, d'un châtain flamboyant tirant sur le roux, auburn peut-être... Je m'approchais de lui comme une rafale fit mouvoir sa chevelure don les reflets brillèrent alors de mille feux : je ne pouvais résister plus longtemps !

    Une fois rentré avec cette pure beauté d'une échelle ½ à mes côtés et assis en tailleur sur mon lit, je m'empressai de lui déboutonner sa chemise blanche à volants. Comme je me l'étais imaginé, il me semblait que sur sa peau au teint de porcelaine se dessinait de légers abdominaux, sa taille était svelte et ses tétons m’apparaissaient comme deux petits grains flous et roses tout en relief. Les articulations de ses bras me semblaient être capables de bonnes torsions malgré leur apparence fragile. Ainsi je commençais à lui ôter délicatement son pantalon de toile bleu marine dans le but de vérifier si il y avait une quelconque marque de fabrique quand je senti soudain un regard derrière mon dos. « Alors grand frère, tu as encore fait une folie aujourd'hui? »

    C'était ma sœur, Mélanie, et cette fouine me scrutait de son air narquois habituel. « Combien t'a-t-elle coûté celle-ci ? Trois-cents, cinq-cents euros ?
    Quelle importance, une petite merveille comme celle-ci ça n'a pas de prix, lui répondis-je simulant un large sourire.
    T'es vraiment pas croyable ! Regarde, tu n'as même plus de place sur tes étagères... »

    Elle s'amusait à examiner mes poupées articulées en les palpant tout en continuant de me marteler le crâne de ses éternels reproches. « Dépenser autant pour des jouets en plastique... L'argent ne pousse pas sur les arbres tu sais.
    Pas du plastique, de la résine ! D'ailleurs c'est pas toi qui t'es acheté un nouvel appareil photo récemment ?

    - Un investissement pour le travail. Tiens, tu pourrais vendre celles-ci à la boutique, elles sont si hideuses, je les verrais bien à côté d'une plaque funéraire. me fit-elle remarquer en prenant en main une de mes précieuses poupées vaudou fait main.
    Repose ça tout de suite, ce n'est pas un jouet ! »

    Puis, me levant d'un bond sur le lit pour prendre ma petite sœur de haut, j'ajoutais : « Sors de ma chambre si tu n'as rien de pertinent à me raconter, c'est bientôt l'heure pour moi d'aller me coucher !

    - Oui votre majesté ! De toute manière il est temps que j'aille chercher Carmen à l'école. »

    Elle s'enfuit comme une flèche et je me laissais retomber sur le lit. Je rhabillais hâtivement mon nouveau trésor posé au préalable sur ma table de nuit : il me fallait à présent préparer le repas de midi après quoi je pourrais aller au lit.